Réforme de l’adoption : le mariage pour tous se réinvite à l’Assemblée

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La proposition de loi débattue dans l’hémicycle ce vendredi 4 décembre propose un modèle basé sur l’adoption simple et la double filiation. Explications.

C’est un changement majeur pour les enfants adoptés et leurs parents. La proposition de loi actuellement débattue dans l’hémicycle, remet en cause le modèle de l’adoption plénière, institué par la loi de juillet 1966. À cette époque, il s’agissait de garantir à l’enfant une filiation de substitution. Le mineur coupait tout lien avec sa généalogie biologique pour embrasser celle de ses parents adoptifs. « C’était le principe protecteur de l’enfantement psychique. En adoptant un enfant, ses parents tissaient avec lui un lien charnel », précise le pédopsychiatre Christian Flavigny – le médecin avait travaillé à l’élaboration de cette loi avec Simone Veil.

La proposition de loi, discutée dans l’hémicycle, propose un schéma inverse en valorisant l’adoption simple – la loi de mars 2016 allait déjà dans ce sens : « L’enfant fait très bien la différence entre ses différentes familles. Il peut avoir de multiples attachements et une double filiation », déclare à Marianne Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de l’enfance et des familles. Les dernières théories de l’attachement iraient dans ce sens. D’un côté les parents biologiques, avec les liens du sang ; de l’autre les adoptants, avec l’autorité parentale.

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