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GPA : Interdire aux Français de commander une GPA à l’étranger

20 octobre 2026

Parce que la dignité de la femme et de l’enfant n’a pas de frontières, parce que le lien parents-enfants fonde la famille, la France doit interdire de commander une GPA à l’étranger et de participer au trafic international d’êtres humains.

GPA

En 2026, alors que la Gestation par autrui (GPA) mobilise contre elle chaque jour davantage, un homme politique, candidat à la présidentielle 2027, ose envisager sa légalisation en France. Il prétend vouloir encadrer ses modalités de façon à rendre la GPA « éthique ».

La GPA « éthique » est un mensonge

Tous les pays du monde qui ont légalisé la GPA ont accolé le terme « éthique » à leur loi pour obtenir de la faire passer. Un mensonge immense, parfaitement visible, ne serait-ce qu’en suivant dans les médias ce qui passe en Ukraine ou en Grèce, devenus des pays de trafics d’êtres humains. Et il en de même en Russie, aux Etats-Unis, au Canada, en Thaïlande, en Inde et tous les autres.

Mais comment le fait d’instrumentaliser une femme pour lui faire produire un enfant au profit de tiers pourrait-il être « éthique » ? Comment le fait d’arracher un enfant à sa mère – car c’est bien ce qu’il subit – pourrait-il être « éthique » ?

Et qui peut croire, en tout honnêteté, que le fait de ne pas payer la mère porteuse, comme des militants français le réclament, rendrait la GPA « éthique » ? Tout le monde est alors payé – intermédiaires, biologistes, médecins, avocats, assureurs… -, mais pas la mère, sans laquelle rien ne serait possible ? Un comble en réalité !

La réalité, c’est qu’il n’existe qu’une seule GPA, quelle que soit les modalités pratiquées.

Dès lors que l’on réduit la femme au statut d’incubatrice pour obtenir d’elle un enfant, destiné à d’autres, la dignité humaine est piétinée. Même en imaginant que des femmes pourrait y consentir, on ne loue pas la maternité, pas plus qu’on ne prend ou achète un enfant : il n’est pas un bien dont l’on pourrait disposer à sa guise.

Des Français, pourtant, profitent du vide juridique qui rend le recours à la GPA possible à l’étranger : ils osent aller exploiter des femmes d’autres pays en leur commandant des enfants, qu’ils ramènent ensuite en France.

Qu’elle soit française ou non, rien ne peut justifier que l’on insémine une femme, qu’on lui impose tous ses desideratas, des injections quotidiennes d’hormones, l’intrusion dans sa vie intime, éventuellement aussi une réduction embryonnaire, une IVG ou un accouchement par césarienne, qu’on l’efface de l’acte de naissance de l’enfant qu’elle a mis au monde. Même si elle se dit consentante. Même en la payant.

Pas plus que sélectionner un embryon selon son patrimoine génétique et selon son sexe, séparer un enfant de sa mère, l’emmener dans un autre pays, réviser sa filiation et le priver de son identité réelle, n’est acceptable.

La dignité de la femme, comme celle de l’enfant, n’a pas de frontière

C’est pourquoi Le Syndicat de la Famille agit et interpelle les politiques depuis 2016 pour que l’interdiction de la GPA soit étendue à l’étranger. Depuis, l’Italie a montré que c’est possible. 

La France – qui justement revendique sans cesse son statut de pays des Droit de l’Homme – doit être à la hauteur : elle doit urgemment faire aussi tout ce qui est en son pouvoir pour que toutes les femmes et tous les enfants, de tous les pays, soient respectés et protégés.

Lire notre proposition de loi

Le Syndicat de la Famille exige l’interdiction pour les Français de commander une GPA à l’étranger.

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