La France connaît une rupture démographique majeure. En 2025, seuls 645 000 enfants sont nés, soit 24 % de moins qu’en 2010. L’indicateur de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, son niveau le plus bas depuis la fin de la Première Guerre mondiale, contre plus de 2 enfants par femme en 2010.
Cette baisse ne signifie pourtant pas que les Français ont renoncé à la famille. Les enquêtes font apparaître un nombre idéal personnel supérieur à 2 enfants : l’UNAF l’évalue à 2,27 enfants, très au-dessus des 1,56 enfant effectivement observés.
C’est dans cet écart que doit agir la politique familiale. Son rôle n’est pas de décider à la place des familles combien d’enfants elles doivent avoir, mais de leur permettre de réaliser plus librement leur projet familial. Pouvoir accueillir un enfant sans craindre une trop forte perte de revenus, disposer d’un logement adapté, mieux concilier vie familiale et vie professionnelle, ne pas être pénalisé fiscalement parce que l’on élève plusieurs enfants : autant de conditions concrètes pour redonner confiance aux familles et rendre possible leur désir d’enfant.
C’est le sens de nos 5 grandes propositions : lever les principaux freins qui pèsent aujourd’hui sur les familles et reconstruire une politique familiale ambitieuse, stable et lisible.