Défendre la filiation père-mère-enfant, ce n’est pas juger les histoires personnelles ni fermer les yeux sur la souffrance de l’infertilité, c’est refuser qu’une société fasse de l’enfant l’instrument du désir des adultes.
Depuis plusieurs années, le droit de la filiation se transforme en profondeur. Sous couvert d’égalité et de progrès, il s’éloigne peu à peu du repère le plus élémentaire pour un enfant : savoir d’où il vient, de quel père et de quelle mère il est né. Le Syndicat de la Famille alerte sur ce glissement, non par nostalgie, mais parce qu’il touche à l’intérêt de l’enfant avant celui des adultes.
La gestation pour autrui en est l’aboutissement le plus grave. Elle fait de la grossesse un service, du corps de la femme un moyen, et de l’enfant l’objet d’un contrat conclu avant même sa naissance. Aucune formulation généreuse ne peut effacer cette réalité : la GPA marchandise ce qui ne devrait jamais l’être — le corps de la femme et l’enfant lui-même.
Défendre la filiation père-mère-enfant, ce n’est pas juger les histoires personnelles ni fermer les yeux sur la souffrance de l’infertilité, c’est refuser qu’une société fasse de l’enfant l’instrument du désir des adultes, et rappeler que chaque enfant a le droit de connaître ses origines.
Du combat à la mesure
Nos propositions sur ce sujet
- Définir dans la loi les « parents » comme les père et mère de l’enfant.Voir la mesure
- Respecter la vraisemblance de la filiation sur les actes de naissance.Voir la mesure
- Définir dans la loi l’«intérêt supérieur de l’enfant».Voir la mesure
- Réserver l’adoption aux couples mariés.Voir la mesure
- Conditionner le don de gamètes au consentement écrit du conjoint.Voir la mesure
- Réserver la PMA aux couples atteints d’une infertilité médicalement constatée.Voir la mesure
- Favoriser la recherche sur l’infertilité.Voir la mesure
- Développer l’information sur la fertilité, notamment en cours de SVT.Voir la mesure
- Rembourser les traitements naturels de l’infertilité.Voir la mesure
- Abaisser à 14 ans la levée de l’anonymat du donneur pour les enfants nés de PMA.Voir la mesure
- Abaisser à cinq le nombre de naissances issues d’un même donneur.Voir la mesure
- Autoriser la reconnaissance du lien de filiation entre un donneur et l’enfant né de son don.Voir la mesure
- Étendre l’interdiction pénale de recourir à la GPA à l’étranger.Voir la mesure
- Interdire la publicité et l’incitation au recours à une mère porteuse.Voir la mesure
- Intégrer à l'Office de Lutte contre la Criminalité le trafic de mères porteuses, gamètes et embryons.Voir la mesure
- Mettre fin aux laissez-passer consulaires pour les enfants nés par GPA.Voir la mesure
- Interdire la retranscription à l’état civil des enfants nés de GPA.Voir la mesure
- Retirer la France du groupe de travail de La Haye sur la maternité de substitution.Voir la mesure
- Dénoncer le Certificat européen de parentalité.Voir la mesure
- Agir pour l’abolition internationale de toute exploitation reproductive.Voir la mesure
- Retirer le statut d’intérêt général aux associations contraires aux conventions internationales.Voir la mesure
- Interdire les subventions publiques aux associations contraires aux conventions internationales.Voir la mesure
- Constitutionnaliser la non-disponibilité du corps humain.Voir la mesure
Pour aller plus loin