Aider un proche est un lien de confiance et d’affection. Quand cette disponibilité devient obligatoire, faute de services disponibles et adaptés, la solidarité familiale se transforme en charge invisible.
Les aidants gèrent le quotidien de leur proche, coordonnent ses soins, accomplissent ses démarches administratives, veillent sur lui jour et nuit. Leur présence permet le maintien à domicile et préserve ses repères. Mais elle peut aussi entraîner une réduction, voire une interruption, de leur activité professionnelle, une baisse de revenus, une réduction de leurs droits à la retraite, un isolement et une santé dégradée. Toute la famille s’organise alors autour de ces besoins urgents.
Le relais doit être pensé avant l’épuisement. La famille peut y participer, mais chacun doit pouvoir aussi se préserver. Des professionnels formés, des solutions de répit et un accompagnement continu permettent de partager cette lourde responsabilité. En outre, ces leviers deviennent indispensables lorsque l’aidant vieillit, tombe malade ou ne peut tout simplement plus assurer seul la présence quotidienne auprès de la personne aidée.
Le Syndicat de la Famille rappelle que reconnaître le rôle des aidants suppose des droits simples, des services disponibles et adaptés aux besoins. Ainsi, la solidarité nationale doit soutenir la solidarité familiale pour que l’aide demeure une relation et non une assignation.
Ce que nous demandons
- Un droit effectif au répit, sans reste à charge.
- La protection du revenu, de l’emploi et de la retraite des aidants.
- Un relais anticipé avec les professionnels avant l’épuisement.
Du combat à la mesure
Nos propositions sur ce sujet
Pour aller plus loin