Le Syndicat de la Famille
Axe 03 · Solidarités
Solidarités

Handicap

Lorsque le handicap survient et touche une vie, il engage aussi toute la famille. Parents, frères et sœurs, grands-parents, conjoints… tous réorganisent leur vie quotidienne aux côtés de celle de leur proche. Le Syndicat de la Famille demande que cette solidarité soit reconnue et relayée.

La famille apporte à un proche handicapé une continuité et des repères qu’aucun dispositif ne remplace. Elle ne doit pas devenir le recours obligé lorsque les services publics manquent.

Le handicap est une épreuve à la fois financière, professionnelle et humaine, supportée non seulement par la personne handicapée elle-même mais également par toute sa famille élargie. Derrière chaque situation, chaque parcours de vie, chaque droit non appliqué ou chaque liberté non respectée, la famille doit réinventer son quotidien. Un parent réduit son activité, un conjoint prend en charge les démarches, un grand-parent assure les trajets, un frère ou une sœur reporte ses projets et prépare l’avenir… Les ruptures de scolarisation, les délais des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) et le manque d’aide humaine reportent sur les proches une charge qui relève pourtant de la solidarité nationale.

Cette réalité traverse les générations. Quand les parents vieillissent, la question de « l’après-parents » devient urgente et source d’angoisse. Qui accompagnera la personne ? Qui protégera ses droits et sa liberté ? Qui gérera et garantira son quotidien, si elle ne peut pas le faire elle-même ? Anticiper ce relais intergénérationnel, avec la famille, évite une prise de décision dans l’urgence et préserve les liens créés au fil du temps.

Le Syndicat de la Famille défend une politique du handicap qui soutient l’autonomie de chaque personne, à part entière, sans effacer son entourage. Les familles doivent pouvoir participer aux décisions, disposer de répit et pouvoir compter sur des droits effectifs dans tous les départements de France. L’aide familiale doit rester un choix, jamais la compensation silencieuse pour pallier l’absence de services.

Ce que nous demandons

  • Des droits appliqués sans rupture sur tout le territoire.
  • Un répit sans reste à charge et un soutien aux proches.
  • Un relais préparé entre générations pour « l’après-parents ».