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Non à la prescription de bloqueurs de puberté et de traitements de transition pour les mineurs

13 octobre 2026

Le militantisme transgenre sur les réseaux sociaux conduit de plus en plus d’enfants et d’adolescents à croire qu’ils sont « nés dans le mauvais corps ». Pour protéger leur intégrité physique et leur vie, la prescription de bloqueurs de puberté et de traitements de transition aux mineurs doit être interdite.

transgenre

Le fait que des adolescents - des filles le plus souvent -, se posent des questions sur leur identité est naturel. En revanche, la réponse de plus en plus souvent apportée, sous forme de traitements hormonaux, parfois même de chirurgie, est dangereuse.

Les bloqueurs de puberté

Pour bloquer la puberté, les molécules utilisées sont des analogues de l’hormone de libération de la gonadotrophine – GnRH (leuproréline, triptoreline….)

Les autorisations de mise sur le marché (AMM) de ces molécules résultent d’études cliniques et d’évaluations de la balance bénéfice-risque pour des indications précises : puberté trop précoce, certains cancers, les fibromes, etc.

Lorsque ces hormones sont prescrites en vue d’une éventuelle transition à venir, elles le sont hors indications des AMM, c’est-à-dire en l’absence d’études sécurisant le patient.

Par ailleurs, les AMM sont explicites : ces molécules ne peuvent pas être prescrites plus de deux ans.

Or, lorsqu’il s’agit de bloquer la puberté en vue d’une éventuelle transition, ces hormones n’ont de sens que prescrites dans le stade Tanner 2 du développement (8 à 13 ans et demi pour les filles ; 9 à 14 ans et demi pour les garçons). Mais comme les traitements hormonaux de transition qui prennent la suite démarrent à 16 ans au plus tôt, cela représente une durée qui met en danger la densité osseuse, le développement neurologique et la fonction sexuelle des concernés.

Les traitements hormonaux de transition

Les traitements hormonaux de transition sont des hormones masculines ou féminines de synthèse. Leur prescription vise à dé-féminiser puis viriliser, ou dé-viriliser puis féminiser.

Là encore, ces hormones ont des AMM pour des indications médicales précises (certains cancers, préménopause, etc.). Leur prescription en-dehors de ces indications met également les jeunes en risque.

En outre, ces hormones ont des conséquences irréversibles, sur la voix, sur la pilosité, sur la fonction sexuelle…

Elles impliquent aussi 7 fois plus de risques d’accidents cardio-vasculaires, potentiellement mortels[1].

Au-delà de ces risques identifiés, les études restent largement insuffisantes pour les autres types de risques pour la santé physique et mentale, comme le souligne notamment la note de cadrage « Parcours de transition des personnes transgenres » de la Haute Autorité de Santé.

La chirurgie de réassignation sexuelle

Les actes de chirurgie en matière de « réassignation sexuelle » consistent en l’ablation des organes sexuels primaires et secondaires, la reconstruction de « néo-organes » et des interventions esthétiques de féminisation ou de masculinisation du visage et du corps.

En France, la mastectomie complète, c’est-à-dire l’ablation des deux seins, est pratiquée dans certains hôpitaux dès l’âge de 16 ans.

Faire suivre de tels « traitements » à des mineurs, même s’ils en font la demande pressante, est criminel parce qu’ils portent atteinte à leur intégrité et ce, de manière définitive.

Les adolescents ne peuvent pas se projeter dans l’avenir ni réaliser concrètement ce que signifient « irréversible ». Le cerveau humain, en effet, n’arrive à maturité qu’à l’âge de 24-25 ans, en particulier le cortex préfrontal qui, justement, concerne le jugement et l’anticipation.

Lire la proposition de loi


[1] Etude présentée lors de la session scientifique annuelle 2023 de l’American College of Cardiology lors du Congrès mondial de cardiologie.

Le Syndicat de la Famille demande d'inscrire dans la loi l’interdiction de prescrire aux mineurs des bloqueurs de puberté et des hormones de transition, ainsi que la réalisation d’actes chirurgicaux dit de “réassignation sexuelle”.

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