Prêt à Taux Zéro (PTZ) : permettre aux familles de s'agrandir
15 octobre 2026
Le logement peut freiner l’arrivée d’un enfant ou empêcher une famille de s’agrandir. Le Syndicat de la Famille propose un PTZ Famille de 20 000 à 40 000 €, pour financer une acquisition ou une surface supplémentaire. Le vote du 8 octobre 2026 en commission des finances va dans le bon sens : il reconnaît la nécessité d’accompagner l’évolution des familles.

Le 8 octobre 2026, la commission des finances de l’Assemblée nationale a adopté l’amendement de Jean-Paul Mattei au budget 2027. Il élargit le PTZ « parentalité » aux ménages attendant un enfant ou ayant un enfant de moins de cinq ans, supprime les conditions de ressources, permet de financer un agrandissement et porte le plafond à 100 000 €, avec une quotité maximale de 50 %. La dérogation à la primo-accession serait utilisable une seule fois par bénéficiaire.
Le prix d’achat, l’apport et les mensualités peuvent rendre inaccessible la chambre supplémentaire nécessaire. Le PTZ actuel tient déjà compte du nombre d’occupants, mais une naissance n’ouvre pas, à elle seule, de nouveau droit pour les propriétaires. Transférer un PTZ existant ne procure aucun capital supplémentaire.
L’amendement reconnaît les besoins des familles déjà propriétaires et permettrait d’adapter leur logement. Il ne crée toutefois aucun droit immédiatement applicable : la mesure doit encore être retenue dans la loi finale, l’examen en séance repartant du texte gouvernemental.
Nous pouvons aller plus loin
Cette avancée confirme notre approche : aider à se loger doit aussi permettre d’accueillir les enfants souhaités. Le logement n’explique pas seul la dénatalité, mais constitue un obstacle concret sur lequel agir. Le Baromètre DREES / Ipsos bva, résultats 2025 montre, par exemple, que 14 % des Français citent l'absence de logement adapté comme motif de renoncement à un enfant.
Notre projet conserve ses paramètres propres : une tranche familiale autonome, progressive selon le nombre d’enfants, avec des plafonds de ressources relevés.
C'est pourquoi nous voulons créer un PTZ Famille sur vingt ans, accessible aux couples et parents isolés ayant au moins un enfant à charge :
- 20 000 € pour un enfant, 30 000 € pour deux, 40 000 € pour trois ou plus ;
- Jusqu’à 10 000 € supplémentaires à l’arrivée d’un nouvel enfant, selon les droits déjà utilisés et dans la limite de 40 000 € ;
- Plafonds de ressources du PTZ relevés de 15 %, complément limité à 20 % de l’opération ;
- Première acquisition, achat plus grand, extension ou création de surface habitable, dans le neuf ou l’ancien.
Pour les propriétaires, l’opération interviendrait dans les 36 mois suivant une naissance ou une adoption, ouvrant les mêmes droits. Ces dérogations concerneraient uniquement le volet familial, complémentaire du PTZ ordinaire ou d’un crédit classique. Le capital resterait intégralement remboursable, sans versement automatique à la naissance.
La loi fixerait les droits et la compensation bancaire ; les décrets préciseraient les contrôles et la résidence alternée. L’ouverture proposée reste le 1er janvier 2028.
Nous soutenons cette orientation et défendons notre dispositif chiffré : 100 000 opérations annuelles, 3 milliards d’euros de capital remboursable, environ 810 millions d’euros de soutien public économique par génération annuelle de prêts, gestion comprise, sans décaissement intégral immédiat ni autofinancement présumé.
À 3,2 % sur vingt ans, hors assurance et frais, 30 000 € à taux zéro économiseraient 44,40 € par mois. Solvabilité bancaire, vente du précédent logement et développement de l’offre familiale resteraient nécessaires.
Le PTZ Famille prolonge la proposition n°14 du Syndicat sur l’élargissement du PTZ et rejoint l’objectif de la proposition n°13 de réduire le coût du crédit familial. Il constitue une évolution de ces propositions de 2024, avec des paramètres propres, pour accompagner l’arrivée d’un enfant et l’adaptation du logement.
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