Comité consultatif national d’éthique : attention aux bricolages procréatifs
28 septembre 2026
PMA post-mortem, PMA pour transgenres, ROPA (Réception des Ovocytes de la Partenaire) : ces trois techniques de bricolage procréatifs pourraient avoir les faveurs du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) dans ses recommandations à paraître pour la prochaine révision de la loi de bioéthique alors qu’elles sont criminelles au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Lors de la dernière révision de la loi de bioéthique, qui a abouti à la loi du 2 août 2021, les activistes woke et leurs affidés avaient tenté, à l’Assemblée nationale, d’obtenir diverses revendications en matière de procréation.
Face à l’opposition massive à la PMA sans père (pour les femmes seules et les couples de femmes), le Gouvernement n’avait pas osé aller plus loin en soutenant d’autres revendications.
Refusant cet échec, les mêmes militants ont repris leur lobbying dès l’été 2025 afin d’obtenir ces légalisations lors de la prochaine révision.
Si ces techniques sont un peu complexes, elles doivent être connues et combattues car elles sont inacceptables au regard de l’intérêt supérieur de l’enfant :
- La PMA post-mortem consiste à réaliser une fécondation in vitro [1] avec les ovocytes d'une femme et les gamètes (ou un embryon congelé) de son conjoint décédé [2]. C'est organiser la naissance d'un enfant orphelin de père. La qualifier d'« éthique » est un contresens : elle place le désir de l'adulte avant l'intérêt de l'enfant.
- La PMA pour les personnes transgenres concerne des couples de femmes dont l'une ou les deux ont changé de sexe à l'état civil. L'une d'elles, ayant conservé ses capacités reproductives, serait inséminée avec le sperme d'un tiers donneur, puis se déclarerait père de l'enfant, comme sa partenaire. Le père biologique est effacé et la filiation de l'enfant brouillée.
- La ROPA (Réception des Ovocytes de la Partenaire) consiste, dans un couple de femmes, à prélever les ovocytes de l'une, à les féconder avec le sperme d'un donneur, puis à transférer l'embryon à l'autre. Comme la GPA, dont elle est l'antichambre, elle morcelle la filiation : deux mères, aucun père.
Au regard de l'éthique et de la Convention internationale des droits de l'enfant, ces pratiques ne doivent pas être légalisées. La PMA sans père ne peut pas non plus perdurer, puisqu'elle prive délibérément des enfants de père.
[1] La principale méthode utilisée dans le cadre de la PMA
[2] Lorsque celui-ci avait fait prélever et conserver ses gamètes, généralement à cause d’une maladie mettant sa vie en danger. Plus rarement, des embryons avaient été conçus par FIV avec les gamètes du couple et congelés. Dans ce cas, la PMA post-mortem consiste uniquement à inséminer l’un des embryons.
Le Syndicat de la Famille demande que la PMA soit réservée aux couples en principe féconds souffrant d'une infertilité médicalement constatée, que la cause soit identifiée ou non.
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