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PMA sans père : l’amour et la présence d’un père sont irremplaçables

30 octobre 2026

Parce que tout enfant naît aussi d’un père et qu’il a profondément besoin de lui pour se construire et devenir adulte, parce qu’une mère ne peut pas remplacer un père, la PMA pour les femmes seules et pour les couples de femmes est contraire au respect de son intérêt supérieur.

PMA

La procréation médicalement assistée (PMA) consiste soit en une insémination artificielle - une femme est inséminée du sperme de son conjoint ou de celui d’un tiers-donneur -, soit en une fécondation in vitro (FIV) réalisée généralement avec les gamètes du couple désirant un enfant, la femme étant ensuite inséminée de l’embryon ainsi conçu. 3% des FIV, cependant, sont réalisées avec les gamètes d’un tiers-donneur, homme ou femme.

Ces techniques ont été mises au point dans les années 70 pour répondre aux difficultés rencontrées par des couples à concevoir un enfant alors que l’homme et la femme sont en âge de procréer.

La PMA ne traite donc pas l’infertilité, mais elle y pallie, du moins pour 70% des couples qui y recourent.

Cependant, dès lors que des embryons ont pu être conçus en laboratoire, en rapprochant des gamètes masculins et des gamètes féminins dans une boîte de Petri, c’est-à-dire en-dehors du corps de la femme et sans union intime, des revendications se sont exprimées : des femmes seules et des couples de femmes ont souhaité pouvoir obtenir un enfant via une PMA réalisée avec leurs gamètes et le sperme d’un donneur. Et des couples dont la femme ne peut pas mener une grossesse à terme, ainsi que des hommes seuls et des couples d’hommes ont souhaité pouvoir obtenir un embryon par FIV, éventuellement avec un don de gamètes, et faire inséminer une mère porteuse, c’est-à-dire pratiquer une gestation pour autrui (GPA).

En France, la PMA a été ouverte aux femmes seules et aux couples de femmes en 2021. La GPA, en revanche, reste interdite.

Mais le fait que des femmes seules et des couples de femmes puissent recourir à la PMA avec tiers-donneur a pour corollaire la privation volontaire de père pour l’enfant ainsi conçu.

Or faire sciemment un orphelin de père parce qu’une personne ou un couple désire absolument être parents est contraire à l’intérêt supérieur de l’enfant, ce terme universel exprimant clairement que le respect de ses besoins et de ses droits ne peut qu’avoir la primauté sur d’autres intérêts.

Si le simple bon sens et l’honnêteté intellectuelle suffisent à comprendre qu’il est dans l’intérêt de l’enfant de connaître son père et sa mère et, dans la mesure du possible, d’être élevé par eux, certains osent prétendre que l’enfant pourrait tout aussi bien ne pas avoir de père ou avoir une deuxième mère, et cela serait anodin : un père ne serait qu’une option parmi d’autres.

Mais bénéficier, ou au contraire être privé, de l’amour et de la présence d’un père, lequel est différent d’une mère, n’est pas du tout anodin dans la vie d’un enfant.

D’ailleurs un enfant ne peut pas être conçu sans des gamètes masculins et féminins, c’est-à-dire sans un homme et une femme. Et le mieux pour lui, parce que c’est la cohérence avec ce qu’il est dans son être même, c’est d’être accueilli, aimé et élevé par ceux qui lui ont donné la vie.

Toute l’expérience humaine le montre, à commencer par celle des orphelins qui n’ont pas eu la chance de connaître l’un de leurs parents ou leurs deux parents.

Quant à croire que ce ne serait qu’une histoire de « normes », comme diraient les pseudo-progressistes, c’est évidemment faux : l’origine de la vie, l’identité, l’être sont des dimensions humaines infiniment plus profondes que de simples conventions sociales.

Le Syndicat de la Famille appelle à réserver la PMA aux couples homme-femme souffrant d’une infertilité médicalement constatée.

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