Lutte contre l’infertilité : malgré sa bonne volonté, le Gouvernement prend une mesure contre-productive en incitant à remettre sa maternité à plus tard par l’extension de l’autoconservation ovocytaire.
Le Syndicat de la Famille se réjouit de l’intérêt du Gouvernement pour la problématique préoccupante de l’infertilité, mais regrette la pauvreté des annonces et même le caractère contre-productif de l’incitation à remettre sa maternité à plus tard par la congélation ovocytaire. Une mesure qui ne respecte pas la femme.
La prise de conscience et la volonté gouvernementale d’agir en faveur de la fertilité est une bonne nouvelle. En effet, les études de ces dernières années mettent en exergue les causes physiologiques, mais surtout sociales de la monté de l’infertilité. Des mesures sont donc les bienvenues et, bien ajustées, pourraient être efficaces.
L’âge à la première maternité ayant dépassé les 29 ans, l’une des mesures annoncées est l’envoi d’un courrier de la Sécurité sociale aux jeunes de cet âge. Alors que l’âge de 30 ans est déjà celui d’une baisse de la fertilité des femmes, comment le Gouvernement peut-il espérer que l’envoi d’un message, qui plus est à 29 ans, c’est-à-dire tardivement, pourrait changer quelque chose dans la trajectoire procréative des jeunes adultes ?
En outre, comment ce message sera-t-il reçu et vécu sachant qu’il viendra parfois percuter la souffrance intime de la solitude ou d’une difficulté déjà identifiée à concevoir un enfant en raison d’une pathologie de la fertilité.
Mais surtout, l’incitation à faire congeler ses ovocytes, avec une extension du dispositif au secteur privé, revient à inciter les femmes en âge de procréer à reporter leur maternité à plus tard ! En effet, le message induit est la possibilité de renoncer à l’enfant « maintenant » pour l’avoir « plus tard ». Mais plus tard, ce sera physiologiquement plus difficile, même en ayant des ovocytes cryoconservés Le Syndicat de la Famille rappelle en effet que le taux de succès d’une FIV ne dépasse pas les 18% en France à ce jour.
Une telle mesure conduira des femmes à ne jamais avoir l’enfant ou les enfants qu’elles espéraient alors qu’elles étaient parfaitement fécondes plus tôt.
« A cela s’ajoute la violence faite aux femmes d’une incitation à suivre un processus médical lourd (prélèvement puis AMP) et allant à l’encontre de leur rythme naturel » déplore Ludovine de La Rochère, présidente du Syndicat de la Famille.
Le Syndicat de la Famille appelle à adapter le marché du travail à la maternité et non à adapter la maternité au marché du travail !
D’autres mesures, de nature sociale, seraient indispensables. Par exemple, faciliter l’installation en couple stable, avec une approche volontariste sur le logement, favoriserait une procréation moins tardive et donc plus aisée.
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