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Fin de vie : le Sénat fait preuve de sagesse en ouvrant un nouveau chemin

Alors que les débats sur la fin de vie laissaient prévoir une issue annoncée en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a déjoué ce scénario. En rejetant l’article central de la proposition de loi sur « l’aide à mourir », il a choisi de recentrer le texte sur les véritables besoins d’accompagnement des personnes en fin de vie et le soulagement de leurs souffrances, faisant ainsi preuve d’une sagesse précieuse, loin des postures idéologiques.

Alors que l’issue de la discussion publique au Sénat sur la fin de vie semblait, pour certains, écrite d’avance avec la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté, le Sénat a démontré qu’un autre chemin était possible. En rejetant l’article clé de la proposition de loi, les sénateurs ont fait le choix de la responsabilité, de la cohérence et de l’humanité. Cette tournure du débat confirme ce que le Syndicat de la Famille affirme depuis longtemps : il n’existe en France ni consensus dans la société, ni attente forte en faveur du suicide assisté et de l’euthanasie. Derrière les slogans et les présentations simplistes, la société reste très majoritairement attachée à des réponses fondées sur le soin, l’accompagnement et la solidarité.

Une véritable loi sur la fin de vie, sans idéologie
En décidant de réécrire en profondeur la proposition de loi, les sénateurs ont choisi de la recentrer sur ce qu’elle aurait toujours dû être : une véritable loi sur la fin de vie, destinée à accompagner les personnes malades, à soulager leurs souffrances et à respecter leur dignité jusqu’au bout. La fin de vie ne peut être réduite à la possibilité de provoquer la mort, même renommée « aide à mourir » ou « assistance à mourir ». Elle appelle avant tout une réponse médicale, humaine et sociale. Il est aujourd’hui possible de traiter et de soulager la douleur, d’apaiser les souffrances physiques et psychiques, d’entourer les patients comme leurs proches. C’est cette approche que le Sénat a choisi de privilégier, en refusant une vision idéologique et en répondant aux besoins réels des personnes en fin de vie.

Des soins palliatifs pour tous et partout
Cette réorientation est cohérente et complémentaire avec l’autre proposition de loi en discussion au Sénat sur le développement des soins palliatifs et qui remet au cœur du débat un enjeu essentiel : l’accès effectif aux soins. Car la réalité demeure préoccupante : l’accès aux soins palliatifs est encore très inégal sur le territoire français. Trop de patients n’y ont pas accès, faute de structures, de moyens ou de professionnels formés. L’urgence, c’est de garantir à chacun, partout en France, un accompagnement digne et adapté.

« En refusant de considérer l’euthanasie et le suicide assisté comme la réponse adaptée à la fin de vie, les sages ont ouvert un autre chemin pour sortir de l’impasse : la société n’attend pas qu’on organise la mort, mais qu’on offre à tous les soins adaptés jusqu’au bout. Le véritable progrès, aujourd’hui, c’est de garantir à tous l’accès aux soins palliatifs, à l’accompagnement et au soulagement de la souffrance, et non d’ouvrir la voie à l’acceptation du geste létal » résume Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.

 

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