Le Syndicat de la famille prend acte avec une profonde inquiétude du rejet par le Sénat, à 181 voix « contre » et 122 « pour », de la proposition de loi sur l’assistance médicale à mourir que les sénateurs avaient réécrite en séance publique le 21 janvier.
Ce vote ouvre la voie à un retour, en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, du texte initial adopté par les députés, qui vise la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. Pourtant, les débats au Sénat avaient permis de mettre en lumière une autre voie : celle de l’accompagnement, du soin et de la solidarité. En supprimant l’article ouvrant « l’assistance à mourir » et en consacrant un droit opposable au soulagement de la souffrance, les sénateurs avaient rappelé une évidence trop souvent oubliée : la priorité doit aller au développement effectif des soins palliatifs pour garantir leur accès à tous et partout.
Le rejet de l’ensemble du texte fait peser un risque majeur : celui de voir s’imposer une réponse brutale et définitive à des situations de détresse qui relèvent d’abord d’un manque de soins, de moyens et de soutien humain.
Le Syndicat de la famille alerte les parlementaires : légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, c’est introduire une rupture éthique profonde et créer une pression silencieuse sur les personnes âgées, malades ou handicapées, ainsi que sur leurs familles qui seraient confrontées à des déchirures profondes. La société doit au contraire protéger les plus fragiles et ne pas leur faire porter le poids de leur vulnérabilité.
A défaut du texte final, le Syndicat de la famille appelle les députés à prendre en compte le contenu des débats au Sénat. Ce serait une faute politique de renoncer à une fin de vie fondée sur le soin et la présence humaine, et à engager enfin un investissement massif et durable dans les soins palliatifs.
« La fin de vie mérite mieux qu’une réponse létale et brutale. Elle appelle des moyens, du temps, des soignants et une présence » souligne Ludovine de La Rochère, Présidente du Syndicat de la Famille.
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