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Veille de presse – n°12

Après la « religion woke », le wokisme est-il un totalitarisme ? 

 

Nathalie Heinich, sociologue française, publie un essai : « Le wokisme, nouveau totalitarisme. » Cet essai compare les modes de pensée totalitaires au mode de pensée woke : le goût pour la censure, le mépris de la liberté d’expression ou encore l’assignation identitaire par exemple.

Elle évoque notamment un “totalitarisme d’atmosphère”. Dire que nous vivons un régime totalitaire serait abuser du terme. Mais du passage en force des idées – en perturbant les conférences, les cours, des manifestations culturelles sous prétexte qu’ils seraient “offensants” – au mépris de la liberté d’expression, ces pratiques montrent une dérive inquiétante vers un “totalitarisme sans État”.

Tout en se prévalant de bonnes intentions, le wokisme nie toute réalité et renoue avec les stratégies staliniennes. «Le Goulag n’existait pas plus selon les staliniens que le wokisme selon ses partisans».

Le Figaro a publié un entretien avec Madame Heinich, à lire ici.

 


Les censeurs gagnent à Niort : une conférence annulée 

 

Aude Mirkovic, juriste et universitaire, devait donner une conférence à Niort sur son livre : Questionnement de genre chez les jeunes. Cette conférence, organisée par l’AFC niortaise, n’a pas pu avoir lieu car des militant trans activiste ont occupé la salle et imposé leur censure.

Devant le vacarme assourdissant, Aude Mirkovic a rappelé que la liberté d’expression était un droit constitutionnel. Mais ce rappel n’a pas calmé les perturbateurs qui ont donc réussi à faire annuler la conférence après 1h30 de cris et d’insultes.

Ce n’est pas la première fois que des militants réussissent à faire annuler une conférence. En France ou dans d’autres pays, les transactivistes mènent un combat de censure contre tous leurs opposants. Montrant par là leur incapacité à débattre sereinement des idées. Serait-ce parce que, des idées comme de l’éducation, ils en manquent ?

Aude Mirkovic a annoncé porter plainte pour délit d’atteinte à la liberté d’expression.

Lire l’article ici. 

https://twitter.com/AudeMirkovic/status/1664509543315914752?s=20


Nouveau revers pour l’écriture « inclusive »

Voilà des années que l’écriture inclusive est un sujet de débat. Nos universités semblent être les plus touchées par ce fléau. Sylviane Agacinski, nouvellement élue à l’Académie Française, dit d’elle qu’elle est : « illisible à l’écrit et impraticable à l’oral ». 

Ce mois-ci, le tribunal administratif de Grenoble a annulé une délibération du Conseil d’administration de l’Université Grenoble-Alpes parce que les statuts étaient rédigés en écriture inclusive.

Rappelons que l’Académie française avait, dès 2017 et à l’unanimité de ses membres, qualifié l’écriture inclusive d’«aberration génératrice de confusion confinant à l’illisibilité». Malgré cela et les circulaires du ministère de l’Éducation nationale, l’écriture inclusive a progressivement infiltré nos universités. Partiels, corrections et cours : l’administration, et maintenant les professeurs tendent de plus en plus à l’imposer aux étudiants.

Elle n’a d’inclusif que le nom.  Les étudiants “dys” (dyslexiques, dyspraxiques… ) se retrouvent aveugle devant une telle rédaction. Que penser alors d’une université qui met délibérément des élèves en difficulté ?
Espérons que les autres juridictions sauront s’inspirer de Grenoble, et que cela mettra fin à ce prosélytisme. 

 Lire l’article ici 

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