Extrait de l’article du Figaro du 11 mai 2026
De retour en seconde lecture ce lundi, le texte fait l’objet de près de 700 amendements, pour la plupart émanant des élus de la droite et du centre, hostiles à l’aide à mourir.
Au Sénat, c’est la loi de toutes les divisions. Une nouvelle bataille politique s’annonce à la Chambre haute sur l’aide à mourir. Lundi, les sénateurs entament l’examen en deuxième lecture des textes sur le suicide assisté et les soins palliatifs. Avant même l’ouverture des débats, le climat est déjà tendu face à un consensus introuvable.
Près de 700 amendements ont été déposés, pour la plupart émanant des élus de la droite et du centre, hostiles à l’aide à mourir, témoignant d’une vive hostilité à cette réforme majeure. Face à ce déferlement, un prolongement de deux jours des débats, initialement prévu jusqu’à mercredi, a même été évoqué en conférence des présidents. De quoi irriter Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat. Ce dernier dénonce « l’obstruction » d’une partie de la droite sénatoriale, « qui prend en otage tout le Sénat sur un sujet de société ».