Intervention de la présidente du Syndicat de la Famille à l’ONU Genève sur la GPA, 22 juin 2026
Ludovine de La Rochère est intervenue au Conseil des droits de l’Homme, à l’ONU Genève, le 22 juin 2026 pour répondre à la rapporteur spéciale sur la traite humaine. Elle l’a appelée à prendre aussi en compte la GPA dans sa lutte contre la traite humaine, ce que la rapporteure n’a pas fait dans le rapport qu’elle venait de présenter.
La TV de l’ONU diffusant seulement la traduction anglaise et non la voix de la présidente du Syndicat de la Famille, voici le texte de la déclaration qu’elle a faite en français :
“Madame la Rapporteuse spéciale, merci de la présentation de votre rapport.
Les formes contemporaines de traite des êtres humains évoluant rapidement, la lutte internationale contre la traite d’êtres humains est sans cesse à adapter afin d’être réellement efficace.
Je voudrai ainsi attirer votre attention sur la gestation pour autrui. Quelles que soient ses modalités de mise en oeuvre, cette pratique repose en effet toujours sur un seul principe : l’utilisation d’ une femme pour obtenir d’elle un enfant et ce, au profit de tiers.
Cette activité, en pleine expansion à l’échelle mondiale, génère un trafic international d’êtres humains. Il repose sur deux piliers : d’une part l’exploitation des capacités procréatives des femmes et d’autre part l’incapacité des enfants de se défendre et de refuser d’être séparés de leur père.
La maternité de substitution est contraire aux engagements internationaux et aux textes fondamentaux des Nations Unies tels que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes et la Convention internationale des droits de l’enfant.
Les femmes et les enfants du monde entier ont besoin d’un engagement de la communauté internationale et d’action pour les protéger de cette traite. C’est pourquoi nous vous demandons de reconnaître l’exploitation reproductive et plus particulièrement la gestation pour autrui, sous toutes ses formes, pour ce qu’elle est : une forme de traite. Nous vous demandons d’en tirer les conséquences pour toutes les victimes et d’oeuvrer pour l’abolition de cette pratique.”