Le 16 juin 2026, Mme Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a réuni le comité de pilotage des Assises de la santé de l’enfant pour dresser le bilan des engagements tenus et présenter les prochaines étapes de la stratégie nationale en faveur de la santé de l’enfant.
Nous saluons l’attention portée par le gouvernement à la santé de l’enfant dans ce nouveau plan : dépistage renforcé, meilleure coordination, nouvelles unités spécialisées, soutien aux professionnels.
Mais un point frappe immédiatement : pas une seule fois le mot parent n’apparaît.
On parle de soigner, d’hospitaliser, de repérer, de structurer des parcours.
Mais jamais de ce qui, dès les premiers mois, conditionne la santé de l’enfant :
– son rythme,
– ses besoins fondamentaux,
– la sécurité affective,
– le temps donné aux parents pour créer le lien, si essentiel comme le rappelle Boris Cyrulnik les 1 000 premiers jours
Aucune question sur l’entrée en crèche à 2 mois et demi.
Aucune réflexion sur la contamination en collectivité.
Aucune mention du congé parental, trop peu rémunéré pour être réellement choisi.
On traite les conséquences sans jamais traiter les causes.
Redonner du temps aux parents, c’est redonner de la santé aux enfants.
Respecter le rythme du bébé, c’est prévenir plutôt que réparer.