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Ludovine de La Rochère : «La loi sur l’aide à mourir est construite sur le mensonge»

ALERTE. Alors que les députés sont appelés au vote définitif sur la création d’un « droit à l’aide à mourir » ce mercredi 15 juillet, la présidente du Syndicat de la Famille pointe des « contre-vérités ».

Le JDD. Gérard Larcher a annoncé une saisine du Conseil constitutionnel si l’Assemblée vote la loi relative au « droit à l’aide à mourir » le 15 juillet prochain. Quelle est votre réaction ?

Ludovine de La Rochère. L’initiative aurait pu venir de 60 députés ou sénateurs, mais c’est évidemment très fort que cela vienne du président du Sénat lui-même, d’autant que c’est rare. Cette étape sera importante et le Conseil constitutionnel devra examiner avec honnêteté l’atteinte incroyable que ce texte fait peser sur nos principes de liberté, d’égalité et de fraternité – comme il a déjà su le faire.

Pourquoi une atteinte à la liberté ?

La légalisation de l’euthanasie créerait une pression silencieuse sur les personnes malades, handicapées ou dépendantes parce que l’une des souffrances les plus profondes, dans ces situations, est de se percevoir comme un poids. Inéluctablement, ces personnes seraient nombreuses à se demander : « Ne devrais-je pas déclarer que je souhaite mourir ? » Ce risque est très grand parce qu’il est infiniment plus difficile d’être aidé que d’aider. Cela atteint l’estime de soi, et même, cela culpabilise. Le respect de leur liberté implique donc justement de leur faire ressentir qu’ils sont toujours la même personne pour nous, que leur vie demeure infiniment précieuse, jusque dans la dépendance, et que la nécessité de répondre à leurs besoins humanise la société.

Ce « droit d’être aidé à mourir » porterait également atteinte à la liberté de ceux qui devront y répondre : pharmaciens, médecins, infirmiers, dirigeants d’établissement de santé et d’Ehpad. Certains se croiront obligés d’accepter et d’autres auraient effectivement l’obligation de contribuer au processus, voire de l’organiser.

Vous évoquez aussi l’égalité et la fraternité… Pour quelle raison ?

Au nom de la liberté de quelques-uns…     Lire la suite de l’interview parue dans le JDD du 12 juillet 2026

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